Equité & Egalité

Nous prônons donc de faire advenir une égalité absolue de tous nos citoyennes et citoyens dans un avenir proche. Il n’y aura pas de différence dans les droits même si le droit à la différence et la liberté individuelle sont reconnus. Il faut une égalité de traitement impartial, en ce qui a trait aux droits économiques et sociaux, civils culturels et politiques. Cette égalité sociale des chances et des opportunités, voire même parfois des conditions, doit être assurée par l’action résolue vers l’équité de l’État, assisté par un volontarisme citoyen patriotique et républicain. Accélérer la marche vers l’égalité et l’équité, dans tous les domaines, suppose de changer les relations de pouvoir, en les infléchissant prioritairement pour redresser la condition des défavorisé-es, des subalternes et des opprimé-es. Ceci s’attaque aux dispositifs légaux, institutionnels, culturels, traditionnels, religieux, de genres qui sont réticents à la transformation de l’économie politique vers l’équité et l’égalité. Les forces qui nous sont antagoniques ne sont pas forcément que de droite, même si certaines refusent l’étiquette de l’appartenance politique ou même prétendent ne pas avoir d’affinités politiques, ou soutiennent qu’il n’y a plus désormais de clivage droite-gauche. Elles répugnent à bousculer les hiérarchies et autres verticalités, en prétendant utopiste les efforts horizontaux de réorganisation équitable de la société. 

Il y a pourtant bel et bien une attente et une demande des masses pour nos valeurs. Notre population, et surtout nos femmes et notre jeunesse, aspire à une condition de vie plus digne, avec plus d’équité, plus de justice, d’égalité devant les opportunités et possibilités. C’est à nous, l’offre politique, de préconiser des voies pour atteindre ces idéaux et dépasser nos dissensions et croyances internes pour y arriver. La volonté politique est d’édicter de nouvelles normes et comportements en faveur du plus grand nombre, en respectant les droits individuels et collectifs. Par exemple, cela se traduit par l’accès pour toutes et tous à une eau potable, quelque soit leur condition sociale, taxer les gros consommateurs et punir les gaspilleurs et pollueurs d’eau. Dans une société dominée par le marché, restreindre l’accumulation exorbitante de la propriété privée, par une redistribution au profit de la multitude, impose de modifier structurellement les dynamiques socio-historiques de l’inégalité. 

Ceci suppose une réorganisation hardie des forces du changement, principalement nos femmes, notre jeunesse qui, malgré leur frustration, leur capacité d’indignation et de réaction, ont vécu des décennies de dépolitisation et de désaffection politique. Ce phénomène fut autant entretenu par nos États désengagés de l’économie, fonctionnant sous procuration des institutions de développement, que par la réduction du champ de vision de nombre de nos partis politiques, englués dans les scénarios de factices démocraties pluralistes et de sociétés civiles cooptées. 

Il faut réorienter l’attention publique et des forces progressistes vers la lutte et la défense de l’égalité des droits, (dont les droits à la terre et à la mobilité, à une vie décente, à l’éducation, à la santé, au logement, à une information juste, aux opportunités). Il nous faut démocratiquement tendre vers une société prospère, dans laquelle toute fille qui deviendra femme sera l’égale de l’homme, quel que soit le domaine. Les handicapés doivent être à l’aise dans la société qui doit adapter le travail, l’éducation, le logement, les transports, la culture, le sport et la communication à leurs contraintes particulières. Nous sommes astreints à un impératif et à immense effort de stratégies et d’unité, mais aussi au sens de l’introspection, du respect de soi et des autres.  

 

 

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