L’inégalité

L’inégalité est principalement une résultante et une construction sociale et historique. Elle n’est pas le fruit du hasard ou d’un quelconque déterminisme ou destin. Elle est inhérente aux rapports de forces dans toute société. Cette dernière peut s’en accommoder ou la refuser. Avoir l’un de l’eau potable, l’autre de l’eau sale, un autre disposant d’une piscine ou un autre mourant d’inondation résulte de conditions qui ne relèvent qu’exceptionnellement du hasard et elles sont le plus souvent maîtrisables. Nous pensons qu’en débloquant le verrou de l’inégalité, s’enclencheront des changements structurels. Ainsi se dessine une éthique de réaliser les besoins humains, et non humains, dans le respect de la nature et de la liberté. 

La matrice fondamentale de notre projet de société est donc l’égalité. (Adduna potu ndaa la, ku naan jox sa morom mu naan) Ce principe suppose que nous devons toutes et tous disposer dignement des mêmes droits, être traités de la même façon, et être soumis aux mêmes devoirs. Théoriquement ceci est acquis, dans les textes et certaines dispositions qui ont progressé. Dans les faits et pratiques, l’inégalité perdure à tous les niveaux et exige qu’une propension résolue à l’égalitarisme rééquilibre les choses. Nous avons pourtant une égalité simple à comprendre, nous naissons toutes et tous et sommes mortel-les.

L’égalité n’est pas l’uniformisation, ni l’homogénéisation, ni la perte de diversité, ni que nous aurions une unanimité de vues, la même apparence et les mêmes désirs, ou que nous devrions agir de la même façon. C’est dans le respect de nos diversités, de savoir que nous disposons des mêmes droits et que personne ne doit être discriminé ou exploité. Ensemble, égales et égaux, nous traversons les écueils de la mondialisation. 

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